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1942

Le raid de Dieppe

Le raid de Dieppe du 19 août 1942, d’abord prévu sous le nom de plan Rutter, visait à tester les défenses allemandes, répondre aux demandes de Staline d’ouvrir un second front et préparer un futur débarquement allié. Près de 6 000 hommes, dont 5 000 Canadiens, y participèrent.

Une quinzaine de commandos français du groupe Kieffer furent intégrés aux Commandos britanniques n°3 et n°4 pour des missions d’appui, de contact avec les civils et de renseignement.

Les débarquements furent un échec sanglant : les troupes canadiennes furent décimées et plusieurs groupes de commandos ne purent atteindre leurs objectifs.

À Berneval, seuls quelques Français débarquèrent ; Moutailler fut tué, devenant le premier commando français mort au combat, et César fut capturé avant de s’évader plus tard. À Varangeville, les Français du n°4 Commando réussirent leur mission et rentrèrent sans pertes, obtenant plusieurs décorations.

Malgré son issue désastreuse, le raid de Dieppe permit de tirer des leçons cruciales pour les futurs débarquements, notamment celui du 6 juin 1944 en Normandie.

1943

Les raids sur les côtes occupées

Sept.

Les raids Forfar

Forfar Beer

Saint-Pierre-en-Port

Le groupe de commandos, incluant le Français Laurent Casalonga, tente d’escalader les falaises et de détruire des postes d’observation allemands. Malgré l’aide d’un pêcheur local, les obstacles et tirs ennemis empêchent l’atteinte complète de l’objectif. Les commandos reviennent néanmoins sains et saufs, après avoir collecté des informations précieuses pour les futures opérations alliées.

11 sept.

Forfar Dog

Biville-sur-Mer

L’opération échoue rapidement car la valleuse est infranchissable.

12 sept.

Forfar Mike

Valleuse du Curé, près d’Étretat

Les commandos doivent neutraliser un blockhaus et capturer un prisonnier, mais l’alerte allemande contraint un repli immédiat. Ces raids de reconnaissance prennent fin le 11 septembre 1943, laissant place aux opérations Hardtack.

Déc.

Les raids Hardtacks

Préparation des opérations Hardtack

Les équipes sont organisées dès le 11 décembre 1943, et les commandos sont transférés à Douvres le 10 décembre pour attendre le début des raids, prévus à partir du 25 décembre.
Douze opérations Hardtack sont programmées, dirigées par des officiers britanniques et français tels que Kieffer, Pinelli, Trépel, Guy et Francis Vourc’h.
Ces missions visent reconnaissance, sabotage et engagement contre les positions allemandes.

19 déc. - 5 jan.

Hardtack 4

Biville-sur-Mer

Entre le 19 décembre 1943 et le 5 janvier 1944, un raid de reconnaissance est mené entre Dieppe et Le Tréport par le lieutenant Smith avec un Français, Félix Grinspin. L’escalade des falaises pour hisser le matériel est difficile et interrompue par une patrouille allemande. Des patrouilles exploratoires ne donnent aucun résultat. Après des difficultés en mer face à la houle et aux E-boat allemands.

Nuit du 24 au 25 déc.

Hardtack 11

Gravelines

Lors de l’opération Hardtack à Gravelines, dans la nuit de Noël 1943, le raid mené par Pierre Wallerand avec sept commandos (cinq Français, deux Anglais) et deux officiers échoue à cause de la mer agitée et de problèmes de réembarquement. Wallerand et l’Anglais Park se noient, tandis que Jones et Chapman sont capturés par les Allemands. Les cinq commandos français restés sur la plage survivent et rejoignent finalement leurs camarades entre août 1944 et juillet 1945.

25 déc.

Hardtack 28

Île de Jersey

Le capitaine Ayton et le Français Hulot mènent un raid avec quatre commandos français du n°10 Commando.
Après un débarquement réussi, ils recueillent des informations auprès de civils sur les défenses allemandes, mais ne capturent pas de prisonnier.
Lors du repli, Ayton est grièvement blessé par une mine et meurt à son retour à Dartmouth.

26 déc.

Hardtack 17

Île de Sercq

Le 25 décembre 1943, un raid est mené sur l’île de Sercq par le lieutenant MacGonigal, avec des commandos français à bord. Le groupe tente de capturer le commandant allemand, mais l’escalade des falaises de Derrible Point s’avère impossible. Ils ramènent une mine mais doivent se replier à la rame vers le MTB. 

Le 26 décembre, ils attaquent Hog-Back Point. Après une escalade difficile, deux commandos français, Bellamy et Dignac, sont tués et laissés sur place. Les survivants regagnent Dartmouth, et les Allemands enterrent discrètement les deux Français le 30 décembre.

Hardtack 13

Bénouville

Le raid de Jean Pinelli entre Étretat et Yport vise à reconnaître la Valleuse du Curé et capturer un prisonnier. Plusieurs tentatives d’escalade échouent. Le raid se termine sans succès.

Nuit du 26 au 27 déc.

Hardtack 21

Quinéville

Francis Vourc’h dirige huit commandos français assistés de deux Anglais.
Ils débarquent à Lestre, prélèvent du matériel et des échantillons de sable, réalisent des croquis, et reviennent à Newhaven sans incident.
Cette zone correspondra plus tard au futur secteur Utah Beach du Débarquement.

27 - 28 déc.

Hardtack 23

Bray-Dunes

Deux jours après la tragédie de Gravelines, Philippe Kieffer prépare un nouveau raid dans le nord de la France avec son équipe française. Malgré la perte de ses hommes précédents, il reste déterminé. Dans la nuit du 27 au 28 décembre, la vedette rapide s’échoue, alerte les Allemands, et Kieffer est contraint d’abandonner l’opération sans débarquer.

1944

Janvier

Hardtack 26

Middelkerke

En janvier 1944, Paul Chausse mène un raid nocturne à Middelkerke-Plage (Belgique) avec une équipe mixte franco-britannique, inspectant les défenses allemandes et cherchant à capturer un prisonnier. Après un départ retardé et une rencontre avec un possible patrouilleur allemand, le groupe réussit à s’échapper et retourner à la base sans incident. Ce raid survient juste avant l’interdiction des opérations Hardtack, alors que les Alliés se concentrent sur Overlord.

Février

Hardtack 36

Wassenaar

En février 1944, Charles Trépel obtient enfin le commandement d’un raid sur la plage de Wassenaar (Pays-Bas) pour repérer une usine allemande de fusées V2. Après un premier échec dû à des problèmes de navigation et des combats en mer, le raid est tenté à nouveau le 27 février 1944. Les commandos accostent sous des fusées éclairantes et passent derrière les dunes, mais aucune action offensive n’est possible. Le retour est organisé par doris, mais le groupe Trépel disparaît

Appel à témoignage

L’Association des familles des commandos de la France libre œuvre à restituer l’intégralité de leur histoire, au-delà du seul 6 juin 1944.
Témoignages et archives familiales permettent de faire vivre la mémoire de tous les hommes qui ont servi dans l’unité entre 1942 et 1945.

06 juin 1964 - Ouistreham.jpg
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Les raids

En 1943, les Alliés préparent l’ouverture d’un second front en Europe de l’Ouest. Pour tromper l’ennemi sur le lieu réel du futur débarquement, des raids commandos, appelés opérations Forfar, sont menés sur les côtes du nord de la France.
Ces missions, menées par le Commando n°12, des Special Boat Service et des commandos français, visent à recueillir des renseignements, du matériel et des prisonniers, tout en maintenant l’illusion d’un débarquement au Pas-de-Calais.

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